Du 29 mars au 3 avril 2026, nous avons quitté Corenc pour une semaine en Allemagne qui n’a jamais vraiment ralenti, accompagnés par Mme Conte, Mme Fernandez, Mme Jolibois et Mme Mangin. Le voyage a commencé dans l’agitation d’un départ de nuit, entre cous tordus, arrêts d’autoroute et tentatives désespérées de dormir. J’ai installé mon système d’information dans le bus, fait les annonces, et la route a filé jusqu’à Francfort, où nous sommes arrivés juste à l’heure, un peu chiffonnés mais prêts à découvrir la ville.
Francfort nous a accueillis sous une pluie glaciale, mais la visite guidée a vite réchauffé l’ambiance : mairie, Römerberg, salle impériale, anecdotes historiques et premières photos. Puis, la Main Tower nous a offert une vue à 360° sur la ville, digne d’un décor new yorkais. L’après-midi au musée d’histoire naturelle a pris une tournure… inattendue : après quelques dinosaures et un peu de géologie, un gigantesque cache-cache a éclaté dans tout le bâtiment. Raphaël et moi avons trouvé une cachette parfaite, et les fous rires ont largement compensé la fatigue du voyage.
Le soir, nous avons découvert nos familles à Bad Kreuznach. Et là, surprise totale : une maison chaleureuse, deux chambres, un piano, des repas dignes d’un restaurant… bref, un bonheur absolu. Le lendemain, direction Bingen, sa cathédrale, ses armoiries, son “parapluie papal” expliqué par Mme Fernandez, puis un temps libre qui s’est transformé en expédition boulangerie : bretzel + Americaner dégustés au bord du Rhin, un duo sucré salé aussi audacieux que discutable.
La croisière sur le Rhin a été l’un des grands moments du voyage : châteaux, falaises, villages, vent glacial sur le pont supérieur, trains qui longent le fleuve (j’étais aux anges), et la fameuse Loreley… dont la hauteur m’a paru étonnamment modeste. L’après-midi, le château de Marksburg nous a plongés dans 900 ans d’histoire, avec une salle de torture que Mme Fernandez nous a décrite avec un enthousiasme presque inquiétant. Après ça, Rungis ressemble à une épicerie de quartier.
Le lendemain, place à la ZDF, l’une de mes visites préférées : studios immenses, caméras dernier cri, plateaux télé, essais de cadrage et de présentation… un vrai moment magique. Le repas du midi a été un festival gastronomique improbable : Americaner + bretzel + pique-nique familial, un mélange capable de déclencher une guerre civile entre les organes internes. Puis, rallye à Mayence, atelier d’imprimerie, typographie, taille douce, Gutenberg et ses caractères en plomb… une journée dense, mais passionnante.
Enfin, Europa Park. Une journée entière dans l’un des plus grands parcs d’Europe, entre attractions mythiques, rallye des savoirs, pitas grecques, gaufre chocolat/noix de coco, et une après-midi où les 3e ont enchaîné Voltron, Silver Star, Wodan et SuperSplash pendant que j’explorais les quartiers thématiques. La fin de journée a viré à l’épopée : un Volo Da Vinci plus lent qu’un pigeon asthmatique, un monorail qui nous dépose à l’opposé du point de rendez-vous, et une traversée héroïque du parc pour arriver à temps. On a terminé tous ensemble autour d’un pique-nique, comme pour refermer la parenthèse.
Le retour s’est fait de nuit, avec une dernière annonce au micro à 2h50, un dernier regard sur le groupe, et ce petit pincement au cœur qu’on ressent quand on sait que quelque chose de beau se termine. Cette semaine n’a pas seulement aligné des visites : elle a créé des souvenirs, des histoires, des moments absurdes, des découvertes, des fous rires, des paysages, des rencontres. Une semaine dense, vivante, et surtout marquante — de celles qu’on garde longtemps en tête.
Augustin GIRARD,
Élève germaniste de 3°A






